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Photo de couverture : Kö-Bogen à Düsseldorf, projet phare en matière de végétalisation urbaine

Les épisodes d’averses peuvent causer, via les inondations qu’ils engendrent, des dégâts importants – et coûteux –, en particulier dans les zones densément peuplées où les surfaces imperméables sont nombreuses. Cependant, il existe des solutions pour rendre l’espace urbain plus résistant face aux pluies fortes et persistantes. La végétalisation est un facteur important.
La catastrophe s’est produite à Copenhague le 2 juillet 2011, vers 19 heures. Un orage a déversé d’énormes quantités d’eau sur la capitale danoise. À certains endroits, il est tombé en quelques heures la même quantité de pluie qu’en deux mois habituellement. Des rues entières ont été inondées. A tel point que l’hôpital Rigshospitalet a échappé de justesse à une évacuation. De nombreuses routes ont été rendues impraticables, parfois durant trois jours. Le trafic ferroviaire a quant à lui été interrompu pendant une semaine. Quelque 50 000 foyers ont également été privés d’eau et de chauffage durant une semaine. Au total, ces pluies torrentielles ont coûté 6,2 milliards de couronnes danoises (soit 830 millions d’euros) au secteur des assurances, lequel a enregistré environ 90 000 déclarations de sinistres.
Des chercheurs de l’Université de Copenhague ont publié l’année dernière une étude sur ces intempéries. Elle a conclu à une corrélation incontestable entre l’intensité des pluies torrentielles et la température de l’atmosphère avant leur arrivée. L’étude révèle en outre que le risque de survenue d’un tel orage à Copenhague a doublé sous l’effet du réchauffement climatique causé depuis un siècle par l’action de l’Homme. Et qu’il devrait continuer d’aller croissant en raison de l’augmentation continue des températures, selon les prévisions des scientifiques.
Certes, bien d’autres pays sont de plus en plus souvent affectés par de tels épisodes de pluies abondantes. Pour autant, la situation de l’Allemagne interpelle : selon les statistiques de la Fédération allemande des assurances (GDV), une maison sur dix a en effet subi des dégradations provoquées par de fortes pluies entre 2002 et 2021. Le service météorologique allemand (Deutscher Wetterdienst) estime qu’en raison du changement climatique, la probabilité qu’un événement pluvieux extrême se matérialise, à l’instar des inondations dans la
vallée de l’Ahr en 2021, a été multipliée jusqu’à neuf fois.
De quoi mettre en lumière la nécessité pour les villes de s’attaquer en priorité à la gestion des eaux pluviales – un constat qui, du reste, ne vaut pas seulement pour l’Allemagne. Meike Müller est géoécologue au sein du NatCat-Center de Deutsche Rück, à Düsseldorf. Pour le réassureur, elle surveille les catastrophes naturelles et les risques associés. Elle considère que le secteur des assurances a également un devoir dans ce domaine. « les compagnies d’assurance peuvent sensibiliser les assurés quant aux solutions existantes pour atténuer les conséquences des fortes pluies. » Meike Müller et ses collègues du NatCat-Center collectent des données et les analysent, avant d’établir des probabilités de risques. « Nous les publions régulièrement, car il est extrêmement important de diffuser largement les informations clés pour pouvoir tirer les bonnes conclusions et mettre en œuvre les actions adaptées. »
La bonne nouvelle dans ce contexte réside dans le fait que les espaces urbains peuvent à l’avenir gagner en résilience face aux fortes pluies. A ce titre, la végétalisation joue un rôle important, aussi bien en surface que sur et autour des biens immobiliers.
Contrairement aux surfaces non imperméabilisées en dehors des villes, où les forêts, les champs et les prairies contribuent au cycle naturel de l’eau, la pluie tombe souvent en ville sur un sol imperméable. Elle ne peut donc ni s’infiltrer, ni être stockée. « Le cycle naturel de l’eau est perturbé en ville », résume le professeur Stephan Pauleit, titulaire de la chaire pour la stratégie et la gestion du développement paysager à l’Université technique de Munich, pour expliquer le problème fondamental. « Bien souvent, face à la quantité croissante de pluie, la capacité des canalisations urbaines ne suffit plus. Ces dernières ne pourront plus demeurer l’unique réponse pour l’évacuation des eaux à l’avenir. »
Meike Müller est géoécologue au NatCat-Center au sein de Deutsche Rück : « Au final, il convient de mieux restaurer le cycle naturel de l’eau dans les villes. »
Néanmoins, il n’y a pas que les surfaces imperméabilisées et plantées au sol qui sont des éléments essentiels. Les toitures végétalisées participent également à la résilience d’une ville face aux fortes pluies. « La végétalisation des toits est un enjeu essentiel, car même la végétalisation dite extensive – c’est-à-dire la présence de plantes sur une couche de substrat de 10 à 15 centimètres d’épaisseur – stocke des quantités considérables d’eau. Différentes études montrent qu’en moyenne annuelle, environ 70 % de l’eau de pluie qui tombe sur un toit végétalisé ne s’écoule pas du tout, mais s’évapore », explique Stephan Pauleit pour illustrer l’effet des surfaces de toitures végétalisées. De quoi confirmer l’efficacité de ce procédé et, espérons-le, inciter les architectes à l’utiliser plus souvent à l’avenir. D’autant que, à en croire Meike Müller, les plantes améliorent fondamentalement le microclimat et ont un effet rafraîchissant grâce à l’évaporation et à l’ombre projetée.
À Copenhague, les conclusions des graves intempéries de 2011 ont été tirées. Davantage que la végétalisation des toits, les urbanistes ont plutôt cherché à restaurer le cycle naturel de l’eau. La capitale danoise s’est ainsi dotée d’un plan d’évacuation des eaux pluviales et a pour objectif de devenir une « ville-éponge » d’ici 2035, en déployant quelque 300 projets dédiés.
« Une ville-éponge fonctionne réellement comme une éponge », témoigne Stephan Pauleit. « Au lieu de canaliser et d’évacuer l’eau, une ville-éponge peut l’absorber, la stocker puis la restituer avec un certain décalage dans le temps. » Outre la végétalisation des façades et des toits, l’élément le plus important pour y parvenir consiste en la désimperméabilisation des surfaces.
Par ailleurs, les espaces verts existants peuvent être transformés en cuvettes, assorties de systèmes d’infiltration souterrains. En bref, ces systèmes font office de cuves qui recueillent l’eau et la laissent s’infiltrer de façon progressive.


Le scientifique Stephan Pauleit recommande en particulier aux urbanistes et aux architectes de prendre en compte l’augmentation des précipitations dans leurs futurs travaux de planification urbaine et immobilière. La collectivité dans son ensemble y gagnerait. « Une ville avec une bonne gestion des eaux de pluie est aussi une ville qui offre un espace de vie plus beau, plus aéré, plus vert à ses habitants. Et c’est exactement ce que les gens veulent en général quand on leur pose la question. » Au final, non seulement les inidividus en profitent, mais de nouveaux habitats peuvent également voir le jour pour les animaux comme les insectes et les oiseaux.


Quelle est l’influence du marché des courtiers sur la stratégie des assureurs-vie en matière de produits biométriques – et quel rôle peuvent jouer les réassureurs ?
Sur le marché allemand de l’assurance-vie, l’activité liée à la biométrie a connu un développement remarquable. Stimulé par des agences de notation spécialisées, ce segment fait l’objet, depuis plusieurs années, d’une concurrence exacerbée entre les acteurs qui influe sur les conditions.
Au travers d’améliorations constantes en matière de garanties proposées et d’une recherche permanente de différentiation, les assureurs rivalisent entre eux pour conquérir la clientèle-cible : les personnes qui n’exercent pas de travail physique. Elles sont courtisées en raison des risques attractifs qu’elles représentent, avec des primes peu élevées. Par ailleurs, de plus en plus d’assureurs-vie ayant récemment renforcé leurs activités dans le domaine de la biométrie dans le but de développer une alternative aux activités de prévoyance vieillesse classiques, la concurrence s’est encore accrue.
Sur le plan de la distribution, on observe en revanche des différences fondamentales par rapport au marché de la prévoyance vieillesse. Si les accords d’exclusivité restent l’un des principaux canaux de vente, le marché de la biométrie est quant à lui dominé par les courtiers, les groupements et les grandes sociétés de distribution. L’assurance invalidité professionnelle et l’assurance invalidité de base sont majoritairement vendues via ces canaux de distribution. Pour croître sur le marché de la biométrie en Allemagne, les courtiers sont aujourd’hui incontournables.
Le secteur de l’incapacité professionnelle est complexe et requiert beaucoup de conseils. De nombreux courtiers se sont spécialisés dans ce domaine et ont acquis un grand savoir-faire. Dans le même temps, la position des distributeurs financiers et des réseaux de courtiers s’est renforcée. En tant que canaux de distribution à fort potentiel commercial, ils sont devenus un moteur essentiel pour le marché, en particulier en ce qui concerne les nouvelles conditions et les nouveaux produits.
Dans ce contexte, il est donc essentiel pour les assureurs de prendre en compte les souhaits des différents types de courtiers dans la conception de leurs produits et dans leur stratégie de distribution. Les assureurs souhaitant exploiter de nouvelles sources de croissance doivent veiller à se démarquer de la concurrence auprès des intermédiaires avec des produits innovants, notamment pour des clientèles-cibles jusqu’alors négligées sur le marché très compétitif de la biométrie.
Comment les réassureurs peuvent-ils les aider ? Les offres standard de tout réassureur-vie incluent, outre le transfert de risque, le soutien au développement de produits et de processus ainsi que la mise à disposition d’outils de soutien.Cependant, ces services ne suffisent plus. Les réassureurs doivent agir comme des conseillers stratégiques pour leurs clients de l’assurance primaire. Si, par exemple, un assureur qui dépend d’un courtier veut conquérir de nouveaux groupes-cibles, le réassureur peut les identifier avec lui et proposer simultanément un concept de produit approprié afin de les attirer. La prise en compte des besoins des différents profils de courtiers constitue un facteur de réussite essentiel.
Cette situation élargit considérablement le rôle qu’exerçaient jusqu’à présent les réassureurs. Ainsi, la notion de service prend désormais, sur les marchés allemand et autrichien, une importance croissante dans la réassurance-vie, en complément de la mise à disposition traditionnelle de capacités.
« Alors que les ventes de produits de protection des revenus stagnent, les assureurs-vie tentent de conquérir de nouvelles clientèles. Il leur faut alors, pour y parvenir, des idées créatives et, surtout, des pratiques qui s’intègrent en toute transparence dans le processus de conseil », explique Frank Schoenen, chef du service gestion des produits vie/maladie chez Deutsche Rück. Ce dernier recommande la mise en place d’une consultation stratégique, comprenant notamment l’analyse du portefeuille de produits, des processus ainsi que du support de vente. Les assureurs obtiennent ainsi des recommandations concrètes en termes de mesures à mettre en œuvre, en collaboration avec le réassureur.
À cet effet, Deutsche Rück a déployé un vaste réseau de distribution, unique en son genre sur le marché allemand de la réassurance. Le groupe profite de son étroite coopération avec les courtiers, les groupements d’acteurs spécialisés et les distributeurs financiers pour développer de nouveaux concepts de produits. Il s’agit, par exemple, de la couverture de l’état de santé des enfants en bas âge – une prestation qui, selon l’analyse de Deutsche Rück, n’existait pas encore sur le marché.
« Avec les experts du réseau de distribution, nous discutons des idées préliminaires, avant d’expérimenter de nouvelles offres directement avec les intermédiaires », explique Frank Schoenen. « Ce réseau est en quelque sorte notre 'laboratoire d’essai' pour les nouvelles idées. Si les courtiers les accueillent favorablement, nous les transformons ensuite en concepts de produits concrets aux fins de les proposer, ultérieurement, aux assureurs primaires ».
L’implication étroite des courtiers dans la conception des produits pourrait également se révéler pertinente pour d’autres marchés européens dans lesquels les courtiers jouent un rôle important dans le domaine des activités biométriques. « L’implication des distributeurs est tout aussi importante pour le succès des assureurs et des réassureurs », ajoute Frank Schoenen, qui conclut : « Si un produit ne répond pas aux exigences et aux souhaits de la distribution, il ne se vend pas. Or un produit qui ne se vend pas ne rapporte pas de primes à l’assureur primaire, ni au réassureur ».


La guerre en Ukraine a également suscité l’inquiétude parmi les assureurs : les clauses d’exclusion habituelles en cas de guerre couvrent-elles également les cyberattaques ? De nouvelles normes censées apporter plus de clarté sont largement débattues au sein du secteur.
Lorsque la Russie a déclaré la guerre contre l’Ukraine, des images semblant appartenir au passé ont ressurgi : des chars franchissant les frontières nationales en Europe sans y être invités. Il était évident qu’il s’agissait d’une guerre. Depuis, de nombreuses victimes humaines sont à déplorer. Mais les actes de guerre détruisent également des installations civiles. Une attaque à la roquette contre un centre de distribution du prestataire de services postaux privé ukrainien Nova Poshta a par exemple réduit en cendres un terminal près de Kharkiv.
Du point de vue des assureurs, le principe est clair : de tels dommages causés par une guerre ne sont pas assurés. C’est l’élément principal de ce que l’on appelle, dans les contrats d’assurance, l’exclusion en cas de guerre. « L’exclusion des prestations d’assurance en cas de dommages de guerre constitue la norme depuis des décennies dans les assurances de biens et les assurances techniques », déclare Marc Steinbrecher, responsable du département des affaires facultatives de biens et gestion du segment au sein de la Deutsche Rück.
Depuis l’année dernière au moins, l’inquiétude a toutefois gagné le marché des assurances en ce qui concerne le périmètre d’application de ces clauses. En effet, la question se pose de savoir qu’est-ce qui est considéré comme un dommage de guerre à l’heure actuelle ; et par là-même qu’est-ce qui ne l’est pas. Si un char détruit un bâtiment, la situation ne souffre d’aucune ambiguïté. Néanmoins, un dommage causé de manière ciblée à l’infrastructure informatique d’une entreprise par un groupe de hackers lié à un État doit-il être considéré comme un acte résultant d’un conflit en cours, et à ce titre ne pas être couvert par les assureurs, ou à l’inverse être pris en charge comme n’importe quelle autre cyberattaque menée par des hackers qui ne sont pas rattachés à un Etat belligérant ?
Une chose est certaine : au XXIème siècle, les opérations guerrières se déroulent également dans le cyberespace, c’est-à-dire dans un environnement qui n’existait pas encore sous cette forme lorsque les clauses d’exclusion en cas de guerre utilisées jusqu’à présent ont été formulées.
La guerre en Ukraine illustre très clairement le fait que les actes de guerre ne sont plus commis uniquement au sol, dans les airs et sur l’eau, mais aussi de plus en plus souvent dans le cyberespace : les analystes du CyberPeace Institute de Genève ont ainsi identifié jusqu’en février 2023 et étudié plus de 1 100 cyberattaques et opérations réalisées en lien avec la guerre entre la Russie et l’Ukraine. Ils arrivent à la conclusion que les opérations cyber font partie intégrante de cette guerre. Certaines d’entre elles ont d’ailleurs touché des institutions et des entreprises allemandes.
Les guerres se définissent généralement comme des actes d’hostilité entre deux États. La question se pose donc en termes de droit des assurances : les hackers sont-ils des acteurs étatiques ou a minima coordonnés par des acteurs étatiques, ou bien sont-ils des cybercriminels ordinaires ? Il s’agit d’un enjeu capital pour les assurés car « s’il existe, ne serait-ce que l’ombre d’un soupçon, que l’attaque pourrait au moins être soutenue par l'État, les assureurs pourraient contester leur obligation d’indemnisation », explique Marc Steinbrecher.


« En Allemagne, de nombreux assureurs ont suivi par le passé les recommandations de la Fédération allemande des assurances (GDV) et les ont également adoptées pour les cyberassurances », rappelle Marc Steinbrecher. Cependant, et c’est bien là le problème, les clauses d’exclusion en cas de guerre n’ont, pour l’essentiel, pas été modifiées depuis la Seconde Guerre mondiale. »
Littéralement, les conditions-types de la GDV énoncent ceci : « Ne sont pas assurés les dommages causés par une guerre, les événements assimilables à une guerre, une guerre civile, une révolution, une rébellion ou des émeutes. Cette condition s’applique indépendamment des causes concomitantes. »
Les dommages dus à des risques politiques ou à des actes terroristes ne sont pas non plus couverts, et les conditions-types énumèrent également des exemples pour ces cas de figure. Il n’est toutefois fait mention nulle part d’opérations cyber de nature militaire. C’est pourquoi la GDV est en train de revoir ses recommandations dans le but d’établir une nouvelle clause d’exclusion en cas de guerre cyber.
Marc Steinbrecher, responsable du département des affaires facultatives de biens et gestion du segment au sein de la Deutsche Rück
Depuis quelques années déjà, la discussion sur l’exclusion en cas de guerre a évolué au niveau international. L’objectif est de parvenir à une clause qui reflète les risques réels d’une guerre cyber asymétrique. Fin 2021, la Lloyd’s Market Association (LMA) a publié une batterie de nouvelles normes. Son objectif consiste à étendre l’exclusion des prestations en cas de guerre aux opérations cyber commanditées par un État, c’est-à-dire aux actions qui ne peuvent pas être clairement attribuées à un acteur étatique, mais qui interviennent dans le cadre d’un acte de guerre. La LMA propose plusieurs clauses pour définir cette situation, qui affichent toutes un dénominateur commun : les cyberattaques initiées par un État seront désormais considérées comme des actes de guerre et entreront donc dans la définition de l’exclusion en cas de guerre.
Dans ce contexte, Lloyd’s of London considère que les entreprises ont la responsabilité de renforcer leur cyber-résilience. Et que le secteur de l’assurance sera en mesure de partager ses connaissances et les stratégies à mettre en œuvre pour ce faire. « La responsabilité ne peut pas incomber au seul secteur de l’assurance. Il est important que nous travaillions ensemble en tant que collectif, que nous éclairions et que nous sensibilisions intelligemment aux risques liés au cyberespace », a ainsi déclaré Patrick Tiernan, Chef des marchés chez Lloyd’s of London, à l’occasion du premier Lloyd’s Cyber Summit en novembre 2022.
Mais le choix des assureurs de s’orienter vers les propositions de la GDV ou vers les normes de la LMA est secondaire et relève de leur choix individuel, explique Marc Steinbrecher. Il apparaît en revanche déterminant que les acteurs ne perdent pas de vue les principes clés : « Dès lors qu’une cyberattaque est menée par un État, pour le compte d’un État ou en s’appuyant sur un État, il doit absolument s’agir d’un cas d’exclusion, surtout dans le cas où l’infrastructure viendrait à être touchée. » Les dommages collatéraux provoqués par les cyberattaques doivent également être clairement exclus.
Au-delà de tous ces débats sur les termes et les clauses, il ne faut cependant pas oublier une chose, pointe l’expert de Deutsche Rück : « Nous évoquons ici un acte de guerre, à savoir une partie d’un acte potentiellement dangereux non seulement pour le patrimoine, mais aussi pour la vie et l’intégrité physique. Si cet acte se produit, nous avons, en tant que société, d’autres problèmes que de devoir nous battre pour des prestations d’assurance. » C’est aussi pour cette raison qu’il est nécessaire de se mettre d’accord le plus rapidement possible sur des normes fiables au sein du secteur.
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Publié en décembre 2023
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